Les élections israéliennes ont constitué le premier référendum du pays sur la direction exercée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu après des années de guerre, d’isolement international croissant et de troubles intérieurs, notamment la controverse suscitée par un projet de réforme judiciaire.
Les données électorales définitives, fondées sur plus de cinq millions de bulletins dépouillés, offrent un premier aperçu de la manière dont cette période agitée a influencé le comportement électoral.
Dans les communautés situées le long des frontières d’Israël avec Gaza et le Liban, les tendances électorales antérieures à la guerre sont pour l’essentiel restées en place. Cela a également été le cas dans certaines zones qui ont subi d’importants dégâts après l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023, ainsi que lors des affrontements répétés avec le Hezbollah.
Kiryat Shmona, près de la frontière libanaise, et Sderot, à proximité de Gaza, ont continué à soutenir le parti Likoud de Netanyahu. Le Likoud est également arrivé en tête dans plusieurs petites communautés situées à la frontière libanaise, dont les habitants ont été évacués pendant des mois, ainsi qu’à Ashkelon et Ofakim, des bastions historiques du Likoud près de Gaza qui ont été fortement touchés par le conflit.
Le schéma était différent dans les villes et localités les plus riches d’Israël. Ces communautés juives majoritairement laïques, dont beaucoup se trouvent autour de Tel-Aviv, ont traditionnellement privilégié les partis de centre gauche, et le soutien à Netanyahu y a reculé.
Sources: The New York Times World.