Mardi, les habitants de Banabuiú, dans l’État brésilien du Ceará, ont fait la queue pour obtenir de l’eau minérale, alors qu’une opération de distribution d’urgence reprenait sous escorte policière. Cette mesure a été mise en place après que des vendeurs d’eau de la ville ont reçu des menaces attribuées à la faction criminelle Comando Vermelho.
La distribution a repris sur la Praça da Matriz, avec le soutien logistique de la Compagnie des eaux et de l’assainissement du Ceará (Cagece). Bien que les livraisons aient dû commencer à 7 h, elles n’ont débuté que vers 11 h. L’opération a commencé samedi, a été suspendue dimanche et lundi, jour férié, puis a repris mardi.
Chaque habitant a désormais droit à deux bidons de 20 litres, contre trois par personne le premier jour de l’opération. Selon le maire de Banabuiú, Marcílio Coelho, au moins 1 000 bidons sont distribués chaque jour, au prix de 6 reais l’unité, soit le tarif habituellement pratiqué par les distributeurs. Aucune date de fin n’a été fixée et la distribution devrait se poursuivre dans les prochains jours.
Les livraisons à domicile étant interrompues, les habitants doivent venir chercher l’eau eux-mêmes. Certains marchent ou se déplacent à moto et rapportent les bidons chez eux, ce qui perturbe la vie des habitants de la ville, selon un reportage de TV Verdes Mares.
Les menaces auraient commencé le 19 octobre, lorsque des vendeurs ont reçu des messages leur ordonnant de se conformer aux exigences du groupe et de ne pas vendre d’eau sans son autorisation. Des commerçants ont également signalé des demandes de paiement, notamment 200 reais pour pouvoir maintenir leur commerce ouvert et 750 reais par semaine pour vendre des bidons. D’autres distributeurs auraient dû verser 1,50 real pour chaque bidon vendu.
Le Secrétariat à la sécurité publique et à la défense sociale du Ceará a indiqué que trois hommes avaient été arrêtés le 22 octobre. Ils sont accusés d’avoir collecté l’argent réclamé aux commerçants et restent en détention. Au moment de la diffusion du reportage de TV Verdes Mares, aucune autre arrestation liée à l’affaire n’avait été signalée.
Sources: G1.