Le centenaire Prix Renaudot a été décerné mardi 3 novembre à François-Henri Désérable pour son roman Le Palais, publié par Gallimard. La décision a été prise au lieu traditionnel du restaurant Drouant à Paris, où le jury a sélectionné le lauréat par un vote de six voix contre quatre.

Six romans ont été présélectionnés pour le prix aux côtés du gagnant. L'ouvrage La méthode de David Djaïz (Stock) a reçu quatre voix, tandis que les autres finalistes comprenaient Stay Free de Patrice Jean (Le Cherche midi), Un corps indocile d'Osvalde Lewat (Philippe Rey), Eugénie sous les bombes d'Anne Percin (Buchet Chastel) et Heures sauvages de Marie Petitcuénot (Éditions Héloïse d'Ormesson).

Le jury a notamment exclu l'œuvre de Thélyson Orélien, dont le roman C'était ça ou mourir (Grasset) a été retiré de la course après qu'il ait admis avoir utilisé l'intelligence artificielle pour son écriture.

Le Palais est le cinquième roman de Désérable et s'inspire de la trajectoire réelle de Rudy Kurniawan, un expert en vin indonésien condamné en 2014. Kurniawan a reçu une peine de dix ans de prison et a été contraint de payer 28,5 millions de dollars après avoir mené une opération de contrefaçon en Californie où il mélangeait des vins ordinaires dans des bouteilles vendues comme des millésimes prestigieux. Son histoire a déjà fait l'objet de deux documentaires, dont un pour Netflix.

Une critique publiée par Le Monde des livres le 20 septembre notait que, bien que la prémisse narrative soit riche, le roman repose lourdement sur les connaissances étendues de Désérable dans le monde du vin et diverses anecdotes. La critique suggérait que malgré son accent sur le terroir et le jargon œnologique, le livre manque de sensualité, d'incarnation ou de profondeur, semblant combler un manque de substance par la verbiage.

Sources: Le Monde.