La chambre pénale de la Cour suprême de justice de Bolivie a ordonné l’ouverture d’une enquête sur l’ancien président Evo Morales et l’ancien vice-président Álvaro García Linera, en raison d’allégations de crimes contre l’humanité liés à une opération policière menée en 2009 sous l’administration de Morales.

Cette enquête fait suite à une plainte déposée par des figures de l’opposition, qui fait état d’exécutions sommaires, de détentions illégales et de tortures dans l’affaire dite du terrorisme. Le président de la chambre pénale, Carlos Ortega, a annoncé que l’enquête préliminaire durerait 30 jours, à l’issue desquels le Ministère public rendra la décision correspondante pour cette étape.

Les faits se sont déroulés en avril 2009, lorsqu’une descente de police dans un hôtel de Santa Cruz a fait trois morts parmi des ressortissants étrangers et conduit à l’arrestation de deux autres personnes. Le gouvernement a accusé les personnes arrêtées d’avoir comploté pour le renverser. L’affaire a été close en 2020.

En 2022, la Commission interaméricaine des droits de l’homme a conclu que l’État bolivien était responsable de violations des droits à la vie, à l’intégrité personnelle et à la liberté, ainsi que des garanties judiciaires et du droit à la protection judiciaire, à l’égard des personnes concernées. L’enquête nouvellement ordonnée ne constitue pas une déclaration de culpabilité à l’encontre de Morales ou de García Linera.

Sources: ANSA Mondo.