Le chancelier allemand Friedrich Merz a publiquement affirmé sa décision ferme selon laquelle le prochain président d'Allemagne doit être une femme. S'exprimant lors d'une réunion à huis clos avec des dirigeants locaux de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), Merz a souligné qu'il entendait proposer une candidate féminine du centre politique, bien qu'il n'ait pas divulgué de noms spécifiques lors de cette rencontre.

La prochaine élection présidentielle est fixée au 30 janvier. Le titulaire actuel est le social-démocrate Frank-Walter Steinmeier, qui occupe ce rôle largement cérémoniel mais moralement autoritaire depuis 2017. Historiquement, ce poste a toujours été détenu par des hommes, ce qui fait de la position de Merz un changement significatif dans la trajectoire politique du pays.

Le président allemand est élu par une assemblée d'environ 1 260 électeurs, composée principalement de membres du parlement issus à la fois du Bundestag et du Bundesrat, ainsi que de certains représentants de la société civile. La CDU détient le plus grand nombre de sièges au sein de cette assemblée. En s'alignant avec son parti frère bavarois, la CSU, et les sociaux-démocrates – tous deux faisant partie de la coalition de Merz –, ce bloc dispose de la majorité nécessaire pour assurer l'élection.

Plusieurs femmes ont été mentionnées au sein de la CDU comme candidates potentielles à la présidence. Parmi elles figurent la présidente du Bundestag Julia Klöckner, la ministre de l'Éducation Karin Prien, l'ancienne présidente du parti et ministre de la Défense Annegret Kramp-Karrenbauer, ainsi qu'Ines Claus, cheffe du groupe parlementaire CDU en Hesse. Parallèlement, la CSU a déjà proposé Ilse Aigner, présidente du parlement régional bavarois, comme successeur de Steinmeier.

Sources: Le Figaro.