La situation au camp de protestation pour le logement de gauche sur la place Rossio à Lisbonne a été marquée par une tension significative suite à l'arrivée de membres du mouvement raciste d'extrême droite connu sous le nom de Reconquista. Des activistes dirigés par Afonso Gonçalves ont tenté de traverser la zone hier après-midi, mais leur présence a rapidement été contestée par des agents de police qui leur ont ordonné de quitter les lieux immédiatement. L'affrontement s'est terminé par le départ du groupe après qu'on leur ait dit qu'ils organisaient une contre-manifestation et que leur présence ne serait pas tolérée.

Au milieu de ces événements, des questions se sont posées concernant le conflit entre la protestation et d'autres droits constitutionnels, spécifiquement la liberté de circulation et le droit à l'information. Le député Fabián Figueiredo a déclaré qu'il n'avait constaté aucune violation de ces droits pendant son séjour au camp, malgré les rapports de journalistes sur place. Bien que Figueiredo ait exprimé sa pleine disponibilité pour intervenir s'il observait des limitations du travail journalistique, des reporters de médias comme Nau et CMTV ont décrit avoir fait face à une interférence directe. Un journaliste a raconté avoir été intentionnellement touché avec un drapeau par un manifestant qui a nié que ce soit accidentel, tandis qu'un autre a rapporté avoir été physiquement poussé et prié de ne plus le toucher.

Le camp de protestation lui-même s'est transformé en un espace où les participants vivent et dorment, créant ce que certains décrivent comme un petit quartier. Cependant, l'objectif des assemblées récentes au sein du camp s'est déplacé des propositions de logement vers des stratégies de résistance contre les forces de l'ordre. Les discussions auraient inclus des tactiques telles qu'attaquer la police par derrière lors de leurs réactions, couper le trafic près de l'aéroport et cibler les portes des députés. Un manifestant italien a été cité offrant des idées sur la façon d'éviter la résistance policière, soulignant un pivot stratégique vers la confrontation plutôt que de se contenter de plaider pour des solutions logistiques.

Sources: Observador.