Le ministre portugais Miguel Pinto Luz a défendu la décision de maintenir les barrières de péage sur des routes précédemment désignées comme SCUT (routes gratuites), arguant que l'infrastructure n'apparaît pas sans coût. Le ministre a déclaré que ces barrières sont nécessaires pour compter les véhicules et indemniser les concessionnaires, soulignant que quelqu'un doit payer pour les routes, même si ce ne sont pas toujours les utilisateurs directs. Cette position s'inscrit malgré les demandes des populations locales et des municipalités de supprimer les péages, qui ont été rétablis suite à un accord politique entre les partis Chega et PS.

Le débat sur les coûts routiers coïncide avec d'importants défis économiques dans l'économie réelle. À Santa Maria da Feira, la multinationale danoise Ecco a annoncé la fermeture définitive de son usine de chaussures à São João de Ver, une installation qui fonctionne depuis plus de 40 ans. L'entreprise attribue cette décision à une restructuration internationale et à une baisse des revenus d'environ 200 millions d'euros au cours de la dernière année. En conséquence, 632 travailleurs perdront leur emploi dans cet établissement.

La fermeture d'Ecco fait partie d'un ajustement mondial plus large qui comprend la fermeture d'une usine au Vietnam et l'élimination potentielle d'environ 400 postes dans d'autres structures régionales et mondiales, notamment au Danemark. Contrairement à certains concurrents qui externalisent la production, Ecco maintient sa propre structure de fabrication, entraînant des coûts fixes élevés qui sont devenus insoutenables compte tenu du déclin financier récent. Alors que les discussions politiques se poursuivent concernant l'occupation de l'espace public et les décisions judiciaires sur les manifestations, ces fermetures industrielles soulignent l'impact immédiat sur les familles et les travailleurs qui doivent désormais faire face à une incertitude économique significative.

Sources: Observador.