Le Premier ministre Andy Burnham a fermement nié avoir suggéré un retour à la libre circulation dans le cadre des négociations en cours entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. S'exprimant lors d'une interview avec ITV, Burnham a souligné que toute décision future concernant les relations du Royaume-Uni avec l'UE doit être guidée par la volonté du peuple britannique. Il a déclaré clairement qu'il n'avait pas proposé de rétablir la liberté de circulation, notant que le public doit rester l'autorité ultime sur les questions liées au Brexit.
Les commentaires de Burnham sont apparus alors que deux ministres seniors du gouvernement exprimaient leur prudence face aux spéculations sur un retour du Royaume-Uni dans l'UE ou le marché unique. La ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood, a réitéré son engagement envers le manifeste travailliste, qui exclut explicitement un retour à la libre circulation. Elle a souligné que, bien qu'il y ait eu des problèmes importants liés au contrôle des migrations après le Brexit, en particulier en raison de la perte d'accès aux bases de données européennes, le gouvernement reste lié par ses promesses électorales de ne pas rouvrir cette question durant la législature actuelle.
Dans son interview, Burnham a appelé à une discussion honnête sur la manière dont le départ de l'UE a modifié la dynamique migratoire. Il a soutenu que le schéma précédent de mouvements à court terme en provenance d'Europe avait été remplacé par un établissement à long terme impliquant un plus grand nombre de personnes à charge provenant d'autres régions, un phénomène qu'il a qualifié de « Boriswave ». Bien qu'il reconnaisse que l'opinion publique sur l'appartenance à l'UE ait pu évoluer au cours de la dernière décennie, Burnham a insisté pour ne pas devancer le sentiment public.
Le Premier ministre a indiqué qu'un sommet de l'UE prévu en novembre devrait finaliser des accords sur les normes alimentaires et des boissons, l'échange de quotas d'émissions et un accord de mobilité pour les jeunes. À la suite de ces discussions, les négociations se concentreront sur la sécurisation d'un arrangement stable à long terme avec Bruxelles, toutes les options restant sur la table. Des rapports suggèrent qu'un projet de texte a été diffusé parmi les 27 États membres de l'UE, indiquant qu'un accord final est proche. De plus, il a été rapporté que les ministres britanniques sont prêts à allouer jusqu'à 450 millions de livres sterling par an pour offrir des frais universitaires réduits aux étudiants de l'UE s'ils obtiennent un accès au programme industriel Made in Europe.
La ministre de l'Immigration, Anna Turley, a également pris la parole sur la question, déclarant que sa priorité est de stabiliser le système actuel et de créer des emplois pour les jeunes Britanniques. Elle a souligné la nécessité d'un cadre migratoire contrôlé qui traite de la migration illégale par petites embarcations et améliore les processus d'éloignement. Mahmood a confirmé avoir discuté de ces questions avec Burnham, s'accordant sur le fait qu'alors qu'un débat ouvert sur les termes du Brexit est nécessaire dix ans plus tard, les engagements du manifeste du gouvernement concernant la libre circulation ne changeront pas durant cette législature.
Sources: The Guardian World.