L’armée israélienne a annoncé lundi 2 novembre avoir achevé ses opérations à Hébron, en Cisjordanie occupée, et que ses soldats s’étaient retirés de la ville. L’opération a commencé après une attaque survenue deux semaines plus tôt, qui a tué deux soldats israéliens et qu’Israël a attribuée au Hamas.
Selon la municipalité de Hébron, environ 3 000 Palestiniens, dont près de 500 familles, ont été déplacés vers la ville pendant l’opération. L’armée israélienne a déclaré que ses forces avaient démoli ce qu’elle a décrit comme des infrastructures illégales et mené des travaux d’ingénierie supplémentaires destinés à améliorer les conditions de sécurité et à renforcer les mesures défensives.
L’armée a également détruit les maisons des deux assaillants présumés, originaires de Hébron. Elle a déclaré que les soldats avaient saisi 25 véhicules qu’elle a qualifiés d’illégaux et mené une opération ciblée dans une zone liée à un clan affilié au Hamas.
L’armée a fait état de perquisitions et d’interrogatoires dans plusieurs lieux, affirmant que ses troupes avaient arrêté et interrogé des suspects et confisqué quatre armes, plusieurs gilets pare-balles et du matériel militaire supplémentaire. Elle a également déclaré qu’un espace souterrain situé près du domicile de l’un des assaillants avait été condamné.
L’armée a indiqué que les opérations antiterroristes se poursuivraient dans toute la Cisjordanie, qu’elle désigne sous le nom de Judée-Samarie. Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, et le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, avaient tous deux condamné l’opération et mis en garde contre un risque de nettoyage ethnique. Guterres a déclaré que l’intensification de la répression devait cesser.
Sources: Le Monde International.