L’épidémie d’Ebola en Afrique a causé 5 376 décès, dont 5 372 en République démocratique du Congo (RDC), selon des données de l’agence sanitaire de l’Union africaine, Africa CDC, communiquées à l’Agence France-Presse lundi 2 novembre. Au total, 10 444 cas ont été signalés, portant le taux de létalité à plus de 50 %.

La RDC a officiellement déclaré l’épidémie le 15 mai. Les spécialistes pensent désormais que le virus était revenu dans le pays plusieurs mois plus tôt, mais qu’il n’a été détecté que par la suite. La RDC, qui compte plus de 100 millions d’habitants, reste l’épicentre de l’épidémie.

Ebola se transmet par contact avec des fluides corporels et peut provoquer une fièvre hémorragique sévère. Plus de 15 000 personnes sont mortes de cette maladie en Afrique au cours des 50 dernières années. La précédente épidémie la plus grave en RDC, entre 2018 et 2020, avait fait près de 2 300 morts parmi environ 3 500 patients.

Le virus a franchi plusieurs frontières ces derniers mois. L’Ouganda avait signalé 20 cas et deux décès avant de déclarer l’épidémie éradiquée sur son territoire en août. Le Kenya a enregistré neuf cas et deux décès en octobre. Le Nigeria a également signalé un cas ce mois-là, concernant une Suissesse de 42 ans qui s’était rendue en Ouganda avec son mari avant de rentrer dans le pays.

En RDC, la riposte se heurte à des ressources limitées dans les zones touchées éloignées, où la présence de groupes armés rend les déplacements plus difficiles. Les agents de santé et le personnel humanitaire ont également été confrontés à la méfiance des communautés locales, ce qui a entraîné plusieurs incidents ces derniers mois.

L’épidémie actuelle est due à la souche Bundibugyo d’Ebola, contre laquelle aucun vaccin ni traitement approuvé n’est actuellement disponible. Des doses du vaccin Ervebo, dont l’efficacité a été démontrée contre la souche Zaïre, ont récemment été administrées à des volontaires en RDC dans le cadre d’un essai clinique.

Sources: Le Monde International.