Lors d'une visite de campagne à Makerfield, le Premier ministre Andy Burnham a offert un aperçu de sa position sur les plans de réforme de l'immigration du Parti travailliste, qui ont suscité des critiques tant à gauche du parti pour leur injustice qu'à droite pour leur nécessité électorale. Interrogé par The Guardian sur la caractérisation de lui-même par Reform UK en tant que « Andy aux frontières ouvertes », une étiquette attribuée à la tentative de Nigel Farage de le définir comme mou sur la migration, Burnham a rejeté l'accusation comme ridicule. Il a défendu son bilan en rappelant son mandat au ministère de l'Intérieur sous Tony Blair, où son rôle spécifique consistait à persuader les gouvernements étrangers d'accepter des avions de personnes qui n'avaient aucune base pour rester au Royaume-Uni.
Burnham a indiqué que, bien qu'il soutienne les efforts de Mahmood pour limiter à la fois la migration légale et illégale, il vise à reformuler la politique pour restaurer la confiance du public. Ses alliés politiques décrivent son approche comme une vision de la migration en tant que question morale, démontrant le contrôle du gouvernement sur les frontières tout en mettant simultanément en évidence les contributions positives des migrants au pays. Peu après sa prise de fonction, des rapports ont indiqué que Burnham cherchait des exemptions pour les travailleurs de la prise en charge sociale afin d'alléger la pression sur ce secteur. Dans une interview avec ITV, il a soutenu que la migration planifiée aide à combler les lacunes dans l'économie, rendant difficile la catégorisation des niveaux comme simplement trop élevés ou trop bas.
Les réformes résultantes incluent une exemption significative permettant à près de 300 000 travailleurs du secteur de la prise en charge de demander un séjour indéfini après cinq ans. De plus, les personnes considérées comme apportant une « forte contribution », telles que les hauts revenus, celles ayant des liens forts avec le Royaume-Uni et les professionnels de la santé et de l'enseignement, seront également éligibles pour s'établir dans le même délai. Burnham a défendu ces mesures comme des questions d'équité, affirmant que ceux qui apportent les contributions les plus précieuses devraient avoir la possibilité de s'établir plus tôt, tandis que d'autres devront attendre plus longtemps ou faire face à un refus s'ils abusent du système.
Malgré les compromis, le cœur des réformes strictes de Mahmood reste intact, y compris des changements rétroactifs et des règles exigeant que les arrivées en petits bateaux attendent jusqu'à 30 ans avant de pouvoir demander un établissement. Les sondages suggèrent un soutien public pour doubler le temps d'attente pour la plupart des migrants à dix ans. Cependant, les Conservateurs et Reform UK présentent déjà les exemptions comme une capitulation sur les frontières. Les commentaires de Burnham ont été publiés via un communiqué de presse alors qu'il assistait au sommet des chefs du Commonwealth en Antigua, plutôt que par le biais d'un débat parlementaire ou d'une apparition conjointe avec Mahmood. Bien qu'une rébellion interne au sein du Parti travailliste semble peu probable en raison de l'absence d'un vote unifié contre les plans, le défi réside désormais dans la conviction du public que ces mesures concernent la contribution plutôt qu'un retournement politique.
Sources: The Guardian World.